
Premier essai de gnocchi "maison" avec cette recette de gnocchi aux pruneaux ("gnocchi con le prugne") de la région du Trentin-Haut-Adige en Italie. Il s'agit de gnocchi farcis avec des pruneaux (mais on peut aussi essayer avec des figues ou des abricots secs) que l'on fait d'abord cuire dans de l'eau bouillante, puis que l'on fait gratiner quelques minutes au four aprés avoir ajouté un filet d'huile d'olive, de la chapelure, un peu de sucre et de la cannelle (d'où la couleur). Même si c'est sucré, c'est quand même un primo piatto - pas un dessert ;-)
Autre version plus classique : un filet d'huile d'olive et du parmesan râpé (sans passage au four). Personnellement, je préfère la première version …
Gnocchi aux pruneaux
Pour 6 personnes
- 800 g de pommes de terre farineuses
- 250 g de pruneaux séchés dénoyautés (ils ne doivent pas être trop secs)
- 150 g de farine
- 3 cuillères à soupe d'huile d'olive
- 1 oeuf
- 3 cuillères à soupe de lait
- 4 cuillères à soupe de chapelure
- 1 cuillère à soupe de sucre en poudre.
- 1/2 cuillère à café de cannelle
Lavez les pommes de terre et faites-les cuire dans de l'eau salée puis égoutez-les, épluchez-les et écrasez-les à l'aide d'un presse purée. Etalez cette purée sur un plan de travail, salez et laissez tiédir. Ajoutez l'oeuf, une cuillère à soupe d'huile et le lait puis malaxez en incorporant progressivement la farine. La pâte doit être lisse et souple (si elle est trop molle ajoutez un peu de la farine). Divisez la pâte et formez des boudins puis des gnocchis assez gros. Placez un pruneau au centre de chaque gnocchi (si les pruneaux sont gros vous pouvez les couper en deux et ne placer qu'un demi pruneau dans le gnocchi).
Préchauffez votre four en position grill à 240°C.
Faites cuire les gnocchi dans une grande casserole d'eau bouillante salée. Dés qu'ils remontent à la surface, retirez-les de l'eau à l'aide d'une écumoire, égouttez-les et diposez-les dans un plat allant au four. Versez 2 cuillères à soupe d'huile d'olive, la chapelure, la cannelle et le sucre sur les gnocchi. Faites gratiner pendant 2 à 3 minutes puis servez.

J'adore les pâtes cuites par absorption car je trouve que ce mode de cuisson met très bien en valeur le goût de tous les ingrédients d'une recette.
Lorsque Sophie m'a fait parvenir un sachet de torsadines, j'ai donc tout de suite pensé à les préparer de cette façon. Ces torsadines natures et à l'encre de seiche, sont parfaites pour ce type de cuisson.
Ici elles sont accompagnées de champignons de paris, de dés de poivron et de tomates séchées (je me suis inspirée d'une délicieuse recette d'Hélène Darroze) mais l'avantage du risotto c'est que toutes les associations sont possibles. D'ailleurs, comme c'est le moment des champignons, je l'essayerai bien aussi avec des cèpes …
Le e.book de la chaîne rose : vous pouvez le télécharger ici. Il contient plein de recettes roses plus jolies les unes que les autres et c'est pour une bonne cause.
Torsadine nature et encre de seiche cuites comme un risotto
Pour 4 personnes
Pour la cuisson des torsadines :
- 150 g de torsadines « nature & encre de seiche » de l'Epicerie de Sophie
- 2 échalotes
- un poivron rouge coupé en petits dés
- 200 g de champignons de paris (frais) coupés en tranches
- 80 cl de bouillon de volaille (tenu au chaud)
- 6 tomates séchées découpées en copeaux
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- sel, poivre du moulin
Pour servir :
- 30 g de parmesan fraîchement râpé
Epluchez et ciselez les échalotes. Faites-les revenir dans une sauteuse avec l’huile d’olive. Ajoutez les Torsadines et remuer avec une spatule en bois afin qu’elles s’imprègnent de l’huile. Ajoutez les dès de poivron rouge, les copeaux de tomates séchées et les champignons. Versez une louche de bouillon et laissez-le réduire. Laissez mijoter en remuant avec la spatule et versez le bouillon au fur et à mesure une fois qu’il est absorbé par les pâtes (comme pour un risotto). La cuisson prend environ 15 minutes. Lorsqu’il est cuit ajoutez le sel et le poivre.Ajoutez le parmesan en remuant. Servez.

Cette recette d'Angelina Ceriello, cuisinière de la trattoria 'e curti à Naples, est tirée du livre "Pasta secca" d'Alba Pezone. J'aime ce plat pour sa simplicité, son mélange de saveurs (tomates, fruits secs, câpres, olives noires et origan) mais aussi pour sa petite histoire. Il est traditionnellement préparé avec le reste du repas de Noël, notamment les restes de fruits secs utilisés pour les gâteaux. Angelina Ceriello l'a donc surnommé "la poubelle"!
Dans la recette originale, on utilise des petites tomates du Vésuve (pomodorini del piennolo). Il s'agit de petites tomates légèrement pointues, qui poussent sur les flancs du Vésuve et dont le parfum est, paraît-il (je n'ai jamais eu l'occasion d'en goûter), exceptionnel. Elles sont conservées en grappes pendant plusieurs mois et remplacent les tomates fraîches l'hiver dans la cuisine napolitaine. A défaut de petites tomates napolitaines sur mon marché parisien ce matin, j'ai acheté des petites tomates allongées et goûteuses.
J'ai utilisé les câpres de Pantelleria achetés au marché du Testaccio à Rome.
"Pasta secca" est un très beau livre. Alba Pezone part à la rencontre de chefs de Naples et de ses alentours (elle va même jusqu'à Rome pour rencontrer Agata Parisella, chef du restaurant Agata et Romeo) et présente leurs recettes. Certaines sont classiques, d'autres plus originales. Elle parle également des produits, des traditions de la cuisine napolitaine, des coutumes locales… Ce livre, qui ressemble un peu à un carnet de voyage, séduit par son originalité et ses superbes photos très colorées.
J'ai réalisé 2 recettes (celle-ci et les spaghetti cacio et pepe) jusqu'à présent et à chaque fois je me suis régalée.
Spaghetti di Natale (inspiré du livre "Pasta secca")
Pour 4 personnes
- 400 g de spaghetti (vous pouvez mettre seulement 80 g de spaghetti par personne si vous trouvez que c'est trop copieux)
- 20 petites tomates du Vésuve "Pomodorino del piennolo" (à défaut, j'ai utilisé des petites tomates allongées et goûteuses)
- 12 cerneaux de noix
- 30 noisettes
- 1 cuillère à soupe de pignons
- 1 cuillère à soupe de raisins secs
- 2 cuillères à soupe de câpres de Pantelleria (ils sont conservés dans du sel et sont bien meilleurs que les conserves au vinaigre)
- 120 g d'olives noires dénoyautées
- 1 gousse d'ail
- une cuillère à soupe d'origan hâché
- quelques feuilles de persil plat
- huile d'olive
- sel
Faites tremper les câpres dans de l'eau pour les dessaler (je les ai laissés dans l'eau pendant environ 15 minutes afin de conserver un goût salé pour assaisonner le plat - si vous souhaitez les dessaler complètement faites les tremper pendant 1 heure). Lavez les tomates et coupez-les en deux. Dans une petite casserole avec un couvercle faites-les compoter à sec environ 10 à 15 minutes à feu très doux.
Dans une sauteuse, faites revenir la gousse d'ail entière et légèrement écrasée dans 5 cuillères à soupe d'huile d'olive jusqu'à coloration. Retirez l'ail puis ajoutez les câpres égouttés et les raisins secs. Faites-les revenir pendant 2 minutes. Ajoutez les pignons, les noix et les noisettes et faites légèrement torréfier les fruits secs. Incorporez les olives coupées en rondelles et les tomates, couvrez et laissez mijoter pendant environ 5 minutes. Saupoudrez d'origan, salez si besoin (pas trop car les câpres apportent déjà un goût salé) et réservez. Faites cuire les spaghetti dans une grande quantité d'eau salée (ils doivent être al dente). Egouttez les pâtes et ajoutez-les au reste des ingrédients dans la sauteuse et faites sauter à feu vif pendant environ 2 minutes. Répartissez les spaghetti dans les assiettes et parsemez de feuilles de persil plat. Servez immédiatement.
J’ai réalisé cette recette de Hélène Darroze publiée dans le magazine ELLE car je voulais essayer depuis longtemps cette technique de cuisson des pâtes. J’admire beaucoup la cuisine et le travail de ce chef.
J’ai fait comme d’habitude quelques petits changements : la recette initiale prévoyait des fleurs de courgettes et de la graisse de canard. A la place j’ai utilisé des courgettes et de l’huile d’olive.
J’aime beaucoup ce plat ainsi que ce mode de cuisson des pâtes : c’est vraiment un concentré de saveurs.
Risotto de coquillettes
Pour 6 personnes
Pour le risotto :
- 300 g de coquillettes
- 50 g de chorizo coupé en petits dés
- 2 échalotes
- 10 cl de vin blanc sec
- 400 g de courgettes
- 1 litre de bouillon de volaille (tenu au chaud)
- 6 tomates séchées découpées en copeaux
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
- sel, piment d’espelette
Pour servir :
- 50 g de feuilles de roquette
- 20 g de beurre
- 30 g de parmesan fraîchement râpé
- 3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Epluchez et ciselez les échalotes. Faites-les revenir dans une sauteuse avec l’huile d’olive et les dés de chorizo. Ajoutez les coquillettes et remuer avec une spatule en bois afin qu’elles s’imprègnent de l’huile. Ajoutez les dès de courgettes et les copeaux de tomates séchées, versez le vin blanc et laissez-le réduire. Ajoutez une louche de bouillon. Laissez mijoter en remuant avec la spatule et versez le bouillon au fur et à mesure une fois qu’il est absorbé par les pâtes (comme pour un risotto). La cuisson prend environ 15 minutes. Lorsqu’il est cuit ajoutez le piment d’espelette et le sel.
Ajoutez le beurre, l’huile et le parmesan en remuant. Servez en ajoutant un peu de roquette sur les pâtes dans chaque assiette.
L’autre jour j’ai acheté une courge spaghetti au marché. Je n’en avais jamais mangé ni cuisiné mais j’étais curieuse de voir à quoi ça ressemblait… Une fois cuite cette courge donne des filaments fermes au goût plutôt neutre qui ressemblent à des spaghetti. Il me fallait donc trouver une recette parfumée pour relever sa saveur. J’ai eu l’idée de la cuisiner avec du pecorino romano sec et du poivre - façon cacio et pepe en quelque sorte - avec en plus quelques pistils de safran.
La courge spaghetti se prête bien à cette recette. Du coup j’ai envie d’essayer avec d’autres recettes de pâtes…
Courge spaghetti façon cacio e pepe
Pour 4 personnes
- 1 courge spaghetti
- 150 g de pecorino romano sec fraîchement râpé (à défaut vous pouvez utiliser du parmesan bien affiné)
- poivre du moulin
- pistils de safran
- 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
- sel
Nettoyez la courge et faites-la cuire pendant 30 minutes dans une marmite remplie d’eau salée. Avant de vider la marmite récupérez une louche d’eau de cuisson. Posez la courge sur une planche et coupez-la en deux (attention de ne pas vous brûler). Otez les graines et les fils qui les entourent. Récupérez les spaghetti (la chair qui recouvre la peau de la courge peut être conservée pour faire une purée ou une soupe).
Faites chauffer l’huile d’olive dans une sauteuse et rajoutez les spaghetti et quelques pistils de safran. Faites revenir les spaghetti pendant quelques minutes afin de les attendrir, en remuant régulièrement. Ajoutez une à deux cuillères à soupe d’eau de cuisson et lorsqu’elle est presque complètement évaporée incoporez le fromage et une bonne quantité de poivre. Remuez bien. Servez aussitôt.